
Au fil du Rhône, Cornas
Au Bistrot d’Ariane , le vendredi 24 mars 2006
Une aire de production couvrant seulement 91 hectares, une exposition
remarquablement ensoleillée, un sol de granit sur des terrasses
abruptes, un seul cépage et non des moindres (la syrah), tous
les ingrédients convergent à donner aux vins de Cornas
une réputation qui émeut tous les amateurs de grands
vins rouges.
Cette série a été dégustée à l’aveugle
dans cet ordre en verre Spiegelau « Authentis »
Domaine Lemercier 2001 
Avec une robe d’intensité moyenne
brillante, un nez plus fin que puissant portant sur les petits fruits
rouges, une bouche souple et fraîche de corps moyen aux arômes
de griottes et de minéral, ce vin d’accès simple
présente
un joli fruit sans prétention et agréable à boire
sans tarder.
Michel Chapoutier 1999 
La présentation
grenat pourpre est impeccable. Le bouquet séduit par ses notes
intenses de cuir neuf, de mûres,
d’arabica d’encre. La bouche équilibrée
varie entre épices et fruits noirs sur une trame veloutée
et empyreumatique, un beau vin moderne à fort potentiel.
 |
|
Alain Voge « les vieilles vignes » 2003 
Dès la vue, le vin impose sa classe. Le nez est
puissant, très mûr, débordant d’épices,
de cuir et de fruits noir. Sur le palais, le vin se fait velours,
soyeux, épais. L’équilibre est idéal
entre vivacité et rondeur, les tanins sont amples et la
longueur superbe. |
 |
|
Domaine Auguste Clape «Renaissance » 2003 
La cuvée intermédiaire de Clape est une
incontestable réussite en cette année de grande chaleur.
Riche intensément fruité, et caramélisé le
nectar développe une belle fraîcheur et une ribambelle
d’arômes de fruits, d’épices et de minéralité grillée. |
Les Vins de Vienne « les Barcillants » 2003 
De couleur rubis pourpre, la syrah propose ses notes
de violettes, de cassis-myrtillle, de poivron rouge au nez ainsi
qu’une agréable
rondeur en bouche savoureuse et parfumée… Miam !
 |
|
Domaine Courbis « la Sabarotte » 2003 
Drapé de noir le verre laisse deviner agréablement
ses parfums de violettes, d’arabica, de cerises noires mais
aussi de terreau, de poivre, de viande fumée… Un
festival qui continue en bouche grâce à sa texture
veloutée, sa matière, son équilibre et sa
longueur surprenante. Bravo ! |
Jaboulet-Aîné « Domaine Saint
Pierre » 1999
(?)
Nous avions adoré cette cuvée dans ce
grand millésime
lors d’une précédente dégustation, sa
profondeur et sa richesse nous avaient laissé un admirable
souvenir. Ce soir, cette bouteille, quoique agréable, ne nous
est pas parue à la hauteur. Son bouquet flou, son corps
moyen et les tanins acérés en finale nous invite à re-déguster
une autre bouteille...
Thierry Allemand « les Reynards » 1999 
Une bouteille également décevante qui
par sa réputation
laissait envisager un autre plaisir beaucoup plus intense et profond… À revoir.
Marcel
Juge « Cuvée S C » 1990 
Par sa robe superbement colorée et jeune,
son nez ouvert évoquant
l’olive noire, le cuir, le cacao, la griotte, le rôtie,
et une bouche ronde, souple et aromatique, ce nectar parfait à boire
aujourd’hui, engendre une grande gourmandise de saveurs et
d’arômes.
Egalement dégusté au cours du repas :
- Maison Delas « Chante-Perdrix » 2000

Merci à tous !
Trouver
des vins de Cornas au meilleur prix