
Les grands cépages rouges : le Gamay
Jeudi 3 novembre 2005 au Mazerand à Lattes
Gamay
et beaujolais sont indissociables dans le monde œnologique
et viticole car plus de la moitié des vins produits dans le monde à base
de ce cépage provient de cette région française.
Longtemps appelé « Gamay noir à jus blanc »,
il possède de nombreux cousins souvent en apparentés discutables.
(Par exemple, pendant longtemps des vignerons californiens qui produisaient
leurs vins à partir du cépage dit « Gamay-Beaujolais » ou « Napa-Gamay »
n’avait
pour seule richesse qu’un clone assez quelconque de Pinot noir
pour le premier ou du cépage Valdiguié (Sud-Ouest) pour
le second.) Le Gamay est un cépage vigoureux et généreux
en production qui donne son meilleur résultat sur les sols primaires
granitiques ou schisteux.Les vins issus de Gamay sont en général
peu coloré, rouge nuancé de violet, ils sont pauvres en
tanins et dévoilent une bonne acidité. Le caractère
friand du Gamay en fait un vin populaire qui continue à obtenir
un immense succès, surtout le troisième jeudi de novembre !
Le Gamay sur d’autres terroirs …
CÔTE ROANNAISE AOC Robert Sérol & fils « les
Vieilles Vignes » 2004 
Belle robe rouge cerise brillante,
nez simple et intense de fuits rouges frais, ce vin joyeux possède
une bouche fine exprimant avec franchise les caractères du cépage
et les notes de terroir.
TOURAINE AOC Domaine de la Charmoise 2003 
Les reflets pourpe-brun
de la robe dénotent une certaine évolution,
son nez intensément fruité, mûr, empyreumatique semble
marqué par le millésime. Dommage que la bouche très
ronde, presque épaisse, riche d’une belle matière
onctueuse, flirte à la limite de la lourdeur.
LA COTE AOC (Suisse) Domaine Chantegrive « Crescendo » 2001 
Vin décevant, ambitieux par sa couleur et son élevage
mais terne au nez comme en bouche, manque de pureté et de franchise.
Le Gamay en Beaujolais …
BEAUJOLAIS AOC Château Thivin Rosé 2004 
Jolie robe grenadine brillante pour un vin rencontré rarement
sur nos tables. Le nez est simple, vif et d’une grande netteté.
La bouche est marquée par la fraîcheur et des notes florales élégantes.
BROUILLY AOC Château Thivin 2004 
Un
bel exemple de gamay en Beaujolais avec ce Brouilly fruité et
gouleyant. La bouche déborde de fruit dans un registre simple
et vif à la finale minérale.

CÔTE DE BROUILLY AOC Château
Thivin 2004 
Sa robe grenadine est peu intense, mais un bouquet puissant
et fruité caractérise
ce vin de terroir où les épices et les notes de terres
humides s’expriment en bouche. Un joli vin sincère et droit
CÔTE DE BROUILLY AOC Château Thivin « la
Chapelle » 2004 
C’est la grande cuvée
du domaine. Le vin gagne en couleur mais aussi en complexité aromatique
avec ses notes de cerises mûres de minéral fumé, de
cuir neuf. Au palais, l’élégance
est de mise avec un joli fruité et un équilibre idéal,
long et frais.
CÔTE DE BROUILLY AOC Château Thivin « Zaccharie » 2004 
C’est en 1877 que l’aïeul Zacchary Geoffray
a fait rentrer dans la famille, ce petit domaine alors planté de
deux hectares de Gamay. Cette cuvée lui rend hommage de manière
brillante grâce à son caractère intense, fruité et
animal, ses senteurs de sous-bois et de fruits rouges caramélisés.
La finale est soyeuse, riche et longue… Superbe !
CÔTE DE BROUILLY AOC Château Thivin « Zaccharie » 2003 
Le millésime a marqué de son empreinte solaire
le terroir de Brouilly par des maturités exceptionnelles et des
rendements infimes. On le sait, le gamay n’est pas insensible à la
chaleur est a souffert de ce climat totalement improbable. Malgré cela,
le vin est remarquable par sa couleur foncée, son nez épicé et
empyreumatique, sa bouche ronde, ses tanins soyeux et gras… Délicieux !
CÔTE DE BROUILLY AOC Château Thivin « la
Chapelle » 2000 
Après cinq ans, le
cru de Beaujolais entre en pleine maturité.
Ici le bouquet est splendide riche de fruits noirs, de tabac blond et
de réglisse. La bouche ronde reste équilibrée, les
tanins sont souples, parfaits pour accompagner la bonne cuisine lyonnaise.
CÔTE DE BROUILLY AOC Château Thivin 1991 
Avec cette bouteille sortie directement des réserves
personnelles de Claude Geoffray, nous avons pu apprécier comment
un vin réputé inapte à vieillir
se tient après 14 ans de garde. Le résultat est des plus
réjouissants avec une robe grenat-pourpre orangée, un bouquet
puissant de fruits confiturés, de cacao, de tabac blond et une
présence en bouche fraîche, toujours élégante,
racée et longue... Bravo !
Merci encore à Claude Geoffray, vigneron au ChateauThivin à Oudenas
(Côte de Brouilly) venu spécialement à Montpellier
pour cette dégustation, pour nous parler de son cépage-fétiche
et nous le faire déguster.
Merci à Jacques Mazerand pour sa cuisine toujours goûteuse
et sa recette spécialement conçue pour l’occasion.
Merci à tous pour votre fidélité.
