
Meursault, capitale du blanc
Vendredi 11 février 2005 au Mazerand à Lattes
Meursault
est situé au sud de Beaune, en plein cœur du vignoble
de la Côte de Beaune. Le village est longé par la célèbre
N 74 qui dessert les villages aux crus les plus prestigieux de Côte-d’Or
et a pour voisins Monthélie et Volnay au nord, Auxey-Duresses à l’ouest,
Blagny, Puligny-Montrachet et Chassagne-Montrachet au sud. Meursault
partage avec ces deux dernières communes (et appellations)
une colline aux flancs bosselés et troués d’anciennes
carrières: la Côte de Meursault qui se révèle
la seule en Côte-d’Or à être surtout favorable
au chardonnay et par conséquent à la production de
grands vins blancs. Les blancs représentent l’immense
majorité de la production (96%). Le chardonnay couvre 370
ha pour produire 19.500 hl en année moyenne. Une petite vingtaine
de climats sont classés en 1er cru et représentent
un quart des superficies et de la production.
Ce soir, huit vins ont été dégustés à l’aveugle
dans des verres Spiegelau Authentis dans l’ordre suivant :
Louis Latour, Meursault 1er cru, “Goutte d’or” 1997 
Couleur dorée d’intensité moyenne.
Nez se livrant par étapes: arômes de miel, de poire,
un peu anisé, notes d’amandes et de toasté. Attaque
ronde avec vivacité suffisante et un peu de gras. Finale de
longueur moyenne. Un vin équilibré, de style classique, à la
bouche fine.
Patrick Javiliers, Meursault, “Tête de Murger” 2000 
Couleur dorée pâle. Nez toasté évoquant
la volaille grillée, arômes de fruits secs et une pointe
anisée. Acidité perceptible. Un vin bien construit
avec de l’énergie et un potentiel d’évolution.
Jean-François Coche-Dury, Meursault, “Les Rougeots” 1998 
Robe dorée pâle. Nez aux arômes de brioche,
de sous-bois et de caramel.Attaque nette, belle minéralité avec
ce qu’il faut de gras, arômes toastés. Assez long
en finale, bel équilibre.
Henri Germain, Meursault 1er cru, “Charmes 1997 
Couleur dorée pâle. Notes de grillé et
de gingembre. Belle acidité en attaque, les arômes se
développent progressivement. Plus subtil que puissant, peut
encore se garder.
Pierre Morey, Meursault 1er cru, “Perrières” 1988 
Doré d’intensité moyenne. Un nez toasté et
fenouillé avec des notes d’évolution. Du volume
et du gras en bouche sur une bonne assise acide. Vin assez puissant
au boisé encore perceptible et pouvant continuer son voyage
dans les ans en toute quiétude.
Domaine Roulot, Meursault 1er cru, “Les Bouchères” 1999 
Couleur dorée d’intensité moyenne.
Arômes riches d’amandes grillées, de brioche avec
une touche anisée. Vif en bouche avec du gras, des arômes
d’agrumes. Un vin complexe avec un nez évolué et
une bouche fraîche, et une finale longue.
Domaine Leroy, Meursault 1er cru, “Les Poruzots” 1999 
Belle robe dorée. Arômes de brioche suivis
d’épices douces, de menthe poivrée, de mangue.
La bouche conjugue rondeur et fraîcheur, gras et minéralité,
arrivent des arômes de menthol et de mandarine. Finale longue.
Superbe équilibre entre ampleur et subtilité, boisé bien
fondu.
Comtes Lafon, Meursault 1er cru, “Genevrières” 1999 
Belle couleur dorée. Nez toasté et arômes
de moka. Attaque nette, de la rondeur, bonne assise acide, des senteurs
de réglisse et de caramel. Très long en bouche. Bel équilibre
d’ensemble, on atteint pas la subtilité des “poruzots” de
Leroy , mais quelle ampleur !
Le repas (menu conçu et
préparé par Jacques Mazerand) :
J.-F. Mikulski, Meursault 1er cru, “Genevrières” 2001
et Yves
Boyer-Martenot, Meursault, “Les Narvaux” 2001 
la darne de saumon grillée (présentée avec de la tapenade
sur un carré de polenta, des amandes effilées revenues avec des
raisins secs blonds)
Domaine Vitteaut-Alberti, blanc de blancs Crémant
de Bourgogne 
Pain perdu sous une glace tatin et une salade de fruits (composée de
cubes
d’ananas et de myrtilles)

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