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VINEXPO 2001

17-21 Juin 2001

A Bordeaux

Vinexpo 2001 a été une réussite. Cette grande messe des professionnels du monde du vin a réuni pendant 5 jours plus de 2400 exposants venus de 43 pays, 60000 mille visiteurs. Des centaines de dégustations ont été organisées, des dizaines de milliers de bouteilles ouvertes. L’envoyé spécial de l’Epicuvin, notre reporter, nous a envoyé ce petit papier.

“ Partis de Montpellier dimanche en fin de matinée (eh oui, même les personnages mythiques ont du mal à se réveiller) nous avons d’abord fait halte à Saint-Emilion. En effet, à l’occasion de Vinexpo, ”L’Union des Gens de Métier” organisent dans les superbes caves souterraines du Château Bel Air, une dégustation plus que passionnante. Quinze grands vignerons français font gôuter au moins deux de leurs meilleures cuvées. Quel plaisir que de rencontrer et déguster ensemble les vins de Messieurs Graillot, Dagueneau, Selosse, Kreydenweiss, Imbert (Torraccia), Olivier Jullien, Pages (Tour de By), Dürrbach (Trevallon), Foucault (Clos Rougeard), Puffeney... deux heures i-nou-bli-ables.
La pluie nous avait suivi jusqu’en Gironde, Bordeaux nous accueillait sous des trombes d’eau, mais l’ambiance était “au top” sur les allées de Tourny, en plein centre, où tentes, guinguettes et bodegas distillaient à qui veut, odeurs de merguez, cassoulet maisons, vin blancs de pays, desperados, brochettes de moules, musiques de compay segundo et albator réunis. Le restaurant où nous dînâmes ce soir, chez Ducon (c’est son vrai nom), n’était pas à la hauteur de la réputation qui lui est prêtée: salle bondée, carte réduite, vins sélectionnés excessivement onéreux, attente et musique assourdissante.
Lundi s’ouvrait sur un ciel lumineux et une série de bouchons pour accéder aux lacs (comprenez au parc des exposition). Nous patientâmes calmement dans
notre peugeot climatisée, heureux et impatient de découvrir les mille et une merveilles du plus grand salon des Vins du Monde. En effet, il est bien là, énorme, gigantesque et parfaitement organisé. Parking, marche à pied, badges, remise du catalogue (presque aussi gros que celui des 3 suisses), on entre dans le ventre de Bacchus. Dans ce genre de manifestation, il est préférable de ne pas partir au hasard, un minimum d’organisation préalable est indispensable pour ne pas perdre de temps et profiter pleinement de l’évenement . Notre premier rendez vous se situait en Toscane plus précisément au restaurant Mangiari di Toscana pour une dégustation des meilleurs sangiovese, chianti, brunello et autres vino santo... super! Recus et guidés par de jeunes femmes adorables et charmantes, nous avons beaucoup aimé le Chianti classico de Felsina Berardenga 1995 ou celui de la Tenuta Barbi , le Brunello de Montalcino de Castello di Ama 1998 et pour finir le grand Sassicaia 1996!!! le tout accompagné de délicieux parmegiano et pain frotté à l’huile d’olive et fleur de sel.
Mais déjà d’autres lieux nous attendaient. Les stands Languedoc bien présents, débordaient de vignerons occupés à remplir les verres de taïwanais, de suédois, ou de serbo-croate curieux de découvrir les sensations procurées par l’ingestion d’une syrah de Pic Saint Loup, d’un grenache schisteux de Saint Chinian ou d’un carignan des Corbières orientales. Petits bonjours à tous, mais nous n’avions pas fait 600 kilomètres pour goûter ces vins admirables que nous buvons tous les jours.

Direction “salle 215”, les ateliers-dégustation Slow Food. Quel programme! “Grenache et Fromages”, “Liquoreux et Foie Gras”,”Culatello (jambon du nord de l’Italie) et Vins Effervescents”, “Tarte Tatin et Vins de Desserts”, “Grands Rouges et Grands Fromages”... autant de sujets dignes de s’y intéresser... je les ai tous fait! et j’y ai goûté des trucs extra. Exemple: le Côte du Roussilon VV du Domaine Gardiès 1999, le Ironstone Pressing d’Arenberg (australie), le TPG de Marcel Deiss en SGN 96, Tokaji Oresmus 1975 (6 puttonyos), le Schrzhofberger Auslese d’Egon Muller 1989, le ice-wine riesling d’Inniskillin, le CS reserve de Mondavi 1996, le chateauneuf Barberac de Chapoutier 98 ou Usseglio VV 96... j’en passe et des encore meilleurs et c’était à chaque fois 55 minutes de bonheur.D’autres dégustations phénomènes nous attendaient, comme cette surprenante balade à travers les stands de Bourgogne, accueillis très gentiment par les propriétaires eux mêmes, ouvrant vieux millésimes et grands crus à gogo !!!
Château Fuissé, Mongeard Mugneret, Clerc, Gros frères et soeur, où nous finissâmes par un Clos Vougeot 1947 en magnum ... vous avez bien lu 1947 !

Je ne vous raconterai pas cette phénoménale remontée dans le temps avec 30 millésimes différents de Grands Crus de Sauternes... (après ça, il faut savoir reprendre son souffle). Ou même la possibilité de déguster tous les St-Emilion, Pomerol, St Estèphe, Graves ect... du millésime 2000 et 1999. Que dire de plus si ce n’est encore des rencontres passionnantes, au détours des innombrables stands. (Gaja, Taylors, Donnafugata, Osborne, Tariquets, Bonny Doon...) Un déjeuner hyper-agréable au restaurant de Limoux et Cabardès sur la terrasse face au lac, des invitations aux soirées de Gala chez quelques grands châteaux voisins... et vous comprendrez que...... Vinexpo, c’est aussi du sport! car bien évidement tout ceci implique un certain entraînement. Il faut arpenter les longues allées et traverses du hall 1 (plus d’un kilomètre de long) discuter sans arrêt, déguster sans dire des choses trop stupides, manger, re-déguster, assister aux repas de gala, re-re-déguster, re-manger, certains(es) allant même jusqu’à danser, se coucher tard, se lever tôt ... Bref, Vinexpo c’est la fête!

(Dans deux ans, j’y retourne et j’invite le capitaine, ça devrait l’intéresser.)

Votre reporter

 

 

 
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