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Médoc 2005 |
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C’est la deuxième fois que le club organisait
une sortie sur le vignoble médocain. Nous étions
quinze pélerins parfaitement en condition et entrainés à la
dégustation des grands cabernets sauvignon (et des petits
verdots!), preuve que les amateurs de l’Epicuvin gardent
toujours dans leur coeur une place pour ces rouges nobles et
précieux. |
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Lundi 25 avril
Le départ de la “troupe” se fit en ordre
dispersé de Montpellier, pour se retrouver tous à l’heure
dite au restaurant “ roi Kymar” à Villandraut
pour un déjeuner léger. Les choses sérieuses
devaient débuter juste après... |
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15h30 Château d’Yquem à Sauternes.
C’est au centre d’une butte de petites graves pyrénéennes
couvrant plus de 100 hectares que s'élève majestueusement
le château et les caves d’Yquem. Le vignoble l’entoure
et, en cette grise après-midi de printemps, les couleurs
du ciel et de la terre se confondaient parfois. Mr David Eric
nous à reçu très gentiment et a débuté la
présentation par une visite des vignes puis du chai.
Belle cave méticuleusement tenue, décor soigné de
cet endroit magique où tout converge à l’inégalable.
Enfin le moment tant attendu arriva... la dégustation.
Délicieux et puissant, gras et aérien, fin et
long, Yquem 1999 ,
nous a tous épaté, surtout ceux et celles qui
n’en avaient jamais dégusté. Ce moment
restera c’est certain, gravé dans nos mémoires
d’oenophile. |
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17h30 Notre étape en sauternais ce terminait là et
nous prenions déjà la route pour rejoindre la résidence-hôtel
Art et Vie à Maubuisson au coeur de la forêt médocaine. |
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Mardi 26 avril |
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10h Château Chasse Spleen à Moulis
en Médoc. Belle demeure, accueil parfait, la visite du
château Chasse Spleen fut agréable et instructive.
Inspiré par Baudelaire, le vin de Chasse-Spleen est certainement
le meilleur moyen pour chasser les idées tristes car l’endroit
est magnifique et les vins au même niveau. Nous avons pu
déguster un échantillon pris sur fût du millésime
2004 excitant mais difficile à boire. |
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Pour le déjeuner, une adresse incontournable nous attendait:
l’auberge du lion d’Or à Arcins.
Au coeur de l’appellation Margaux, Mr et Mme Barbier propose
une cuisine du marché fraîche et classique. L’endroit
est couru, la cuisine est délicieuse, l’ambiance
décontractée et heureuse grâce à la
bonne humeur et à la convivialité du patron et
des ses employés. Mille bravo, nous reviendront c’est
sur. |
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15h Château Margaux à Margaux.
Presque en bord de Gironde s’élève le magnifique
Château Margaux où nous avons été reçu
comme des princes par Tina. La visite a débuté par
la tonnellerie ou le maître tonnelier était en plein
travail de cerclage et de chauffe. La cave de vinification a
gardé son aspect traditionnel grâce aux grandes
cuves en bois tron-coniques. Mais le clou de visite reste certainement
le chai à barrique du sous sol, pareil à une cathédrale.
En final c’est au salon de dégustation que nous
avons pu goûter un Château Margaux 2001 miraculeusement
fin et velouté pour un vin aussi puissant et jeune...
la grande classe. |
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16h Château Palmer à Margaux. À deux
pas de là, on arrive à Palmer. Au bord de la route
départementale 2, le Château superbe aux trois drapeaux
flottants domine la cave entièrement refaite. Tout est
ici en oeuvre pour produire le meilleur dans la cave comme dans
les vignes où le merlot prend une place prépondérante.
Celine, notre guide, fut parfaite et la dégustation (payante)
nous a permis de découvrir le millésime 1996 débordant
de fruit, riche et rond, aux tanins d’une grande élégance.
Un vin splendide, encore bien jeune. |
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Mercredi 27 avril |
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10h Château Latour à Pauillac.
la journée consacrée au terroir de Pauillac commençait
très fort par la visite de celui qui, c’est un avis
personnel, représente le summum dans sa catégorie.
Château Latour a tenu toutes ses promesses. Sophie, responsable
des visites, en connaissait un bout sur les vinifications et
nous avons deux heures durant pu approcher une partie du mystère
des graves de Latour, qui font naître un vin fabuleux au
milieu d’une majestueu se sobriété; la dégustation
qui a clôturé la visite nous proposait quatre verres:
le Pauillac de Latour 2004 ,
Forts de latour 2004 ,
Château Latour 2004 et
Château Latour 2001 .
Que dire de plus si ce n’est que les vins de Latour sont “grands”...
nous l’avons encore vérifié ce mercredi. |
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À 25 km de là, se situe près de Lespare la
Table d’Olivier un restaurant tout mignon et
accueillant qui nous a proposé un menu de printemps
consacré au poisson. Ici, la cuisine est inventive et
fraîche (gambas à la plancha) et les vins sont
vendus au prix propriété. On peut donc déguster
de belles bouteilles à prix d’ami , c’est
tellement rare au restaurant. Encore bravo au chef et à toute
l’équipe souriante . (seule la musique d'ambiance
prend ici une place qui ne lui est pas dévolue) |
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La tension émotionnelle allait à nouveau monter
au maximum avec ... |
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15h 30 Château Lafite-Rothschild à Pauillac. À l’origine
le mot “lafite” viens de “la hite” qui
signifie “hauteur” en gascon, c’est vrai que
le château domine Pauillac comme il domine en qualité l’énorme
majorité des vins produits ici. La tradition est de mise à Lafite,
un lieu de pure élégance et de savoir vivre, un
terroir unique de graves argilo-sableuses épaisse, un
savoir faire de plusieurs siècle. Pour finir, moment idyllique,
un Château Lafite-Rothschild 1993 superbe,
nous fut servi dans le surprenant chai circulaire contemporain
dessiné par Ricardo Bofill. Chapeau bas messieurs ! |
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17h 30 Château Pichon-Longueville Baron à Pauillac.
Situé en bordure de route et d’une architecture “en
folie”, on ne peut pas rater le Château Pichon-Longueville
Baron, et c’est tant mieux. Malgré un approche architecturale
un peu froide l’accueil y est super chaleureux et sympathique.
Nicolas Santier, le maître des lieux pour la visite, nous
a longuement parlé du terroir et des vignes, puis de la
cave moderne et rationnelle et enfin du vin. Avec “les
tourelles de Longueville” 2001 fin et racé,
le Château Pichon-Longueville Baron 2001 aux
arômes
de fruits noirs écrasés, de cèdre et de
tabac et le divin Château Pichon-Longueville Baron 1997 d’une grande souplesse veloutée, nos papilles
ont été enchantées de ce grand moment de
gourmandise “classieuse”. |
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Jeudi 28 avril |
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10h Château Léoville Barton à St
Julien de Beychevelle. Calme et sérénité,
chez les Barton on sait cultiver art de vivre, respect de la
tradition, beauté du site, accueil des visiteurs et des
vendangeurs. Le vin est formidable de fruit et de finesse. Il
nous a été offert en dégustation Château
Langoa Barton2004 *** et Château Léoville Barton
2004 profond,
riche et d’une grande précision aromatique. |
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Situé bien plus au nord, à Port de By, le
restaurant “la maison du douanier” semble
se trouver au bout du monde en touchant la Gironde. À cet
endroit ,la nature sauvage du fleuve reprend ses droits avec
ses couleurs pastels et de ses eaux au tumulte tranquille.
La cuisine y est fort goûteuse, le service discret et
efficace. Bravo ! |
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14h30 Château Haut-Marbuzet à St
Estèphe. Sans retard nous arrivâmesà St Estèphe
où nous avons passé deux heures délicieuses.
Vision du terroir sur le belvédère du château,
visite complète et largement commentée de la cave
et dégustation dans le grand salon en compagnie de Bruno
Duboscq, d’une extrême gentillesse. Il nous a donc été servis
Château Chambert-Marbuzet 2002 ,
Château Haut Marbuzet 2002 et
le splendide Château Haut Marbuzet 2003 tout
juste mis en bouteille et qui devrait devenir un véritable “must” de
l’appellation. |
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16h30 Château Sociando-Mallet à St
Seurin de Cadourne. Une visite du médoc n’a de sens
que si l’on passe par Sociando Mallet. En cette fin de
semaine l’endroit était calme, nous fûmes
reçus simplement par... un ouvrier de cave convivial et
décontracté. Pour clôturer la journée
il nous proposé la dégustation rapide du deuxième
vin “la demoiselle de Sociando” 2002 fruité et
finement dessiné et du Château Sociando-Mallet 2002 délicieux
comme tous les millésimes à Sociando. A la vision
des paysages environnants et de la cave, il m’est revenu
en mémoire le 1990 dégusté avec la sonate “pathétique” de
Beethoven lors de la soirée “Musique-Grand Cru” en
juillet dernier. |
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Vendredi 29 avril |
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10h Château Haut-Brion à Pessac.
après tant de merveilles, on se devait de finir en beauté,
ce fut chose faite àau Château Haut-Brion. Lieu
mythique, vin somptueux, accueil irréprochable, on ne
peut que saluer la compétence et la socialité du
personnel. Moment rare, nous avons pu assister au soutirage à la
main et à la bougie des barriques. Pour finir, notre
hôtesse nous a offert à déguster une bouteille
de Château Haut-Brion 1999 au
nez de dentelle et à la bouche de soie. |
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Suite à ces émotions et malgré les
embarras de la ville nous nous retrouvâmes à la
table de“la tupina” à Bordeaux
pour un repas vrai de saveurs du sud-ouest avec fritons, confit
de canard et frites à l’ancienne... miam! (cependant,
nous avons regretté un accueil impersonnel malgré la
réputation de convivialité du lieu) |
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Avant de nous quitter, nous avons effectuer un dernier passage à “l’intendant”,
Le caviste incontournable de Bordeaux. Nous y avons gagné un
dernier tournil au regard de la configuration du magasin, des
vins proposés, du nombre de millésimes disponibles
et des prix des bouteilles mythiques .
Sur le trottoir face au grand Théâtre, encore
sous le charme des odeurs de cave et de saveurs de crus,
notre séjour se finissait, souriant, riche, passionnant,
inoubliable.
Merci à tous, on y retourne quand vous voulez !

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